14 mai 2009
Bilan de compétence
Qui a déjà fait un bilan de compétence ?
J'ai deux versions différentes dans mon entourage collèguien.
Une me dit: fais en un. L'autre: c'est du pipeau.
J'ai qd même une certaine réticence, car je
me souviens de l'incompétence, justement, des conseillers
d'orientation, soit-disant psychologues au passage, du collège/lycée. j'espère que c'est d'un autre niveau.
J'explique:
- boulot de merde
- chef de merde
- fonctionnement de mon "entreprise" de merde (fonctionnement et entreprise j'ai envie de dire)
Résultat: envie de me barrer.
Obstacle: vers quoi, où?
Etant dans la FP, j'y reste, je suis pas assez folle pour démissionner. Non ca se fait ca ?? ba oui, j'en connais une. La dingue.
Il y a plein de possibilité d'évolution de carrière et de changement de poste.... en théorie. En pratique, la tendance n'est pas à la création de poste, mais plutôt le
contraire (on ne remplace pas les départs à la retraite). du coup, pas
beaucoup de possibilités et de choix.
Dans la FP, le pb c'est qu'on n'a pas de métier à proprement parler. On est "administratif". on est bien avancé avec ca. Enfin, je parle pas pour la filière sociale évidemment, qui eux sont plus métiers (éducateurs spécialisés, psy, etc).
Je suis rédacteur. parce que j'ai passé un concours de la FPT de rédacteur territorial. Point.
Ensuite tout dépend du domaine, du service et du poste.
Ce que je fais me plait de moins en moins tout simplement parce que les seules choses qui me paisaient sont en train de passer à la trappe à cause d'autre chose. Aujourd'hui je fais: de la paie, du chômage, du contentieux, de la formation. impossible de porter tout ca sur mes petites épaules frêles.
je déteste m'éparpiller, et ce n'est plus que ca. J'ai tout ca sur mon bureau en même temps. Je cherche les papiers, je fouille, j'entasse, j'empile, je mets par terre (car pas de place), je mélange, je perds... car je n'ai pas un temps pour ca, un temps autre chose, etc. non tout est urgent en même temps.
Impossible dans ce service de se poser 5 minutes, pour parler autour d'un projet, d'une réflexion commune, et d'avoir une position de service déterminée par le chef. on découvre de jour en jour, quand on a le cas sous les yeux, qu'on est en pleine illégalité pour certaines choses. Il est chef parce qu'il a la délégation de signature, et a un beau costume pour ses réunions avec les directeurs. c'est tout.
Personne n'est capabe de me dire comment on change de poste. Ou plutôt tout le monde a sa version: envoie un mail au responsable du service du personnel / ha non lui il est trop con / appelle directement le service pour lequel tu veux travailler / change d'administration et envoie des candidatures spontanées / regarde sur intranet les postes vacants...
Intranet... il n'y a que 2 postes vacants qui correspondent à mon grade. et franchement pas sur des postes qui m'intéressent. il y en a certainement plus en réalité, mais ca se fait beaucoup par le bouche à oreille.
même si mon chef part (comme il en est question selon une trèèèèès vague rumeur d'on ne sait d'où elle sort), le temps que le prochain comprenne le merdier dans lequel il s'est fourré, ca va pas être supportable. vaut mieux que je me barre avant.
je me pose 10 000 questions.
je crois que mon truc c'est étudier. j'en avais marre du droit, mais ca me manque de plus être dans les livres, faire des recherches, et qu'au bout du compte je sorte quelque chose de mon crâne. j'ai l'impression de perdre toutes mes facultés.
j'arrête pas d'entendre, comme par hasard en ce moment, des expériences de personnes qui ont changé de voie ou qui ont évoluer. qui font des études, sont diplômés, et puis finalement refont toute une formation, en général de 3 ans, pour faire autre chose. est-ce un signe ? lol
Il y a possibilité de faire des formations diplomantes.
J'ai l'impression d'être comme piégée. que la seule solution c'est l'évolution verticale (monter en grade en passant des concours), mais pas horizontal (changer de domaine).
voilà où j'en suis: "5 ans de droit, et tout le reste de travers".......
24 février 2009
Imelle*
A peine de retour au boulot, que je suis stressée. Ca s’appelle une allergie non ?
Il n’y a pas le chef mou du genou, il n’y a pas ma collègue de bureau toujours en victimisation paranoïaque, ni même la « sous-chef » (la tornade). C’est calme, je suis seule dans le bureau. Et pourtant je suis stressée.
J’ai une collègue d’un autre service, tous les quarts d’heure elle vient dans mon bureau pour m’informer de trucs dont je me fous (« oh t’as pas reçu ca ? c’est tous les députés, tous les jardins de la ville, les crèches etc », non et je m’en fous, ou « ha sur Outlook, j’ai plus la barre en haut là » ou « bon, je me fais chier, j’en ai marre j’ai rien à faire, on me donne rien. Oh il fait chaud chez toi »)
BREF. Bien gentille, trop gentille, bien brave quoi.
Tout à l’heure, pour recharger sa carte de cantine, au lieu de la poser sur le petit boitier exprès pour, elle la pose sur l’écran. Qui est tactile, m’enfin de là à lire la bande magnétique… j’étais morte de rire, mais en même temps j’avais vraiment de la peine pour elle.
Et là, je reçois ca : «les filles, Je vous transmait cette imelle ».
Tout va bien.
La voilà de nouveau dans mon bureau… ba oui, pour être sûre que j’avais bien reçu son imelle…
Prochaine note plus intéressante, je vous le… dis.
* ca y est ? vous avez compris le mot ?
30 janvier 2009
Changement d'environnement
J'ai dû déménagé mon bureau du matin à l'après-midi. Car il s'agit même pas de "jour au lendemain" puisque mon chef m'a dit ca ce matin. Il a enfin recruté quelqu'un. Cette personne prendra ma place lundi (et je ne suis pas là), et moi je rejoindrai une collègue dans son bureau. Et du coup, mon profil de poste évoluera (ou changera, je sais pas si c'est une évolution).
Je n'aurais plus à me coltiner ma collègue qui m'a tant fait pété les plombs (cf. plusieurs notes notamment celle-ci). C'est vrai que je m'y étais habituée ces derniers temps. Et elle me faisait rigoler. Mais bon difficile toujours de se concentrer.
Le nouveau bureau est côté patio, donc assez sombre et sans vue. Alors que celui que je quitte était côté rue, où j'y voyais les voitures, les bus, les flics, les bouchons, et les immeubles des cités en face, les fumées des usines, les RER. Magnifique quoi. Mais au moins, c'était lumineux. C'est la première chose que j'ai vu quand je suis arrivée dans ce bureau: cette grande fenêtre sur le dehors.
Autre côté négatif, le nouveau bureau se trouve à côté de celui du chef. Et on entend absolument tout. Pas intérêt à dire des bêtises.... Alors que le mien était de l'autre côté du couloir.
Mais dans les avantages il y a le fait que le bureau est très calme. Parce que l'autre était sur le passage de la photocopieuse.
Et surtout, il est tout neuf, car il appartenait à un servcie qui a été supprimé, donc toutes la doc qu'il y avait a été reprise par un autre service.
Il y a une table ronde pour les réunions et les déjeuners. Ce qu'on a fait d'ailleurs cette semaine. C'était vachement convivial.
Par contre, il me manque du rangement. Toutes mes affaires sont par terre.
Dans l'ensembe, je suis quand même contente. ca va me changer. Et ca m'oriente un peu vers autre chose que je pourrais toujours valoriser un jour. Plutôt que de rester sur le même profil de poste des années. je ne change pas de service ni de poste, mais on m'ajoute une fonction, et on m'en enlève une autre. Quoique j'y perds, parce que ce qu'on m'enlève, on me l'avait déjà retirer officieusement en raison de la surcharge de travail.
J'espère maintenant que le travail avec cette collègue se passera bien. parce que même si on se connait, je ne sais pas ce que ca fait d'être dans son bureau toute la journée.
++
27 janvier 2009
Un seul petit jour
Ca fait 2 semaines que mon moral est au plus bas: boulot horrible, plus de chaudière, grippe, ma chienne et autre. Je suis fatiguée. La semaine dernière, je me disais: bon lundi je prends mon jour.
[Ha oui, pour l'info: il me reste 17 jours de congés de l'année dernière (à prendre avant le 30 avril). Pourquoi ? Impossible de prendre des vacances quand on veut dans ce service de merde!]
La semaine d'avant, mon chef vient me voir: "Vous êtes là lundi ?"
Je dis oui. Effectivement, je ne l'avais pas encore posé dans le logiciel, et je ne suis pas à un jour près. Si je le prends pas lundi, je le prendrai mardi.
Lundi. "Réunion" toute la journée. Fio me dit qu'il est arrêté 2 jours suite à une blessure pour cause de sport violent.... Mais je n'ai pas posé ma journée das le logiciel, et je n'ai pas vu mon chef, donc je n'ai pas pu le prévenir. Et puis, bonne poire, je me dis: "oh, je vais pas le poser du jour au lendemain quand même."
Aujourd'hui mardi. Fio est prolongé demain. Bon allez, quand même, je pose ma journée du mercredi. Mais il faut que je previenne mon chef. La journée passe sans que je ne le voie ou presque, je m'apprête à faire un mail en fin de journée. Il débarque dans le bureau :
- demain, Machine est mobilisée sur tel travail. Donc c'est vous qui serez à la "réunion".
- ha, j'allais vous dire que je posais un jour demain...
- et bien, non, vous ne pouvez pas.
et paf dans ta gueule.
ni désolé, ni un mot gentil. Sachant que je ne fais jamais chier à propos de mes congés. Ni à propos de rien d'ailleurs.
Demain, mercredi. Je vais être donc obligée de me farcir une 2e fois la réunion du lundi, mais avec d'autres protagonistes.
Jeudi. C'est la grève, personne n'est là. Moi qui habite à 15 minutes à pieds, évidemment, je suis fidèle au poste.... pas de problème de transport. Donc pas possible de prendre mon jour, car il faut quand même qu'il y ait quelqu'un dans ce !^ù:^!!#& de service. De toute manière, Fio sera à la maison mais en télétravail.
Vendredi. C'est bien gentil mais Fio aura repris le boulot. Donc quel est l'intérêt? Je pourrais mais bon...
Morale de l'histoire: je ne me ferai plus couillonnée, et comme dirait l'autre, ce qui est pris n'est plus à prendre. Je ne vais pas avoir des remords en prenant un jour alors que c'est mon droit le plus absolu.
J'ai une collègue syndiquée, qui évidemment tient ses droits et nous tire les oreilles quand on se laisse prendre le dessus. Notamment au niveau du service en lui-même, les difficultés qu'il y a, mais également au niveau le plus matérialiste comme les congés. Elle, elle programme d'avance tous ses congés.
Elle était dans le bureau quand mon chef m'a refusé mon jour. Elle me dit: "La première chose que tu fais demain en arrivant à 8h30: tu poses tes jours de congés n-1 jusqu'au 30 avril. Plus quelques jours de congés 2009. S'ils ont à te refuser un jour, ca sera ceux de 2009. Tu les poses, et ca sera un message fort pour les chef."
C'est quand même fou. Un seul petit jour de rien du tout, je demande. Mais là il est content, il a montré que c'était lui le chef. Toute façon c'est un branleur. Que du blabla, une façade, de l'apparence. Mais il n'a rien dans le slip.
04 novembre 2008
J'EN AI MARRE
J'EN AI MARRE DE L'ENTENDRE ROTER ET BOUGER, ET FAIRE DU BRUIT AVEC SA CHAISE, ET DE PENSER "HA UN PEU DE CALME" QUAND ELLE SORT DU BUREAU ET DE L'ENTENDRE PARLER FORT OU DE L'ENTENDRE GUEULER QUAND ELLE EST PAS CONTENTE. D'ETRE OBLIGE DE L'ECOUTER QUAND ELLE ME PARLE DE SON PETIT NICOLAS OU D'OBAMA OU DE L'ENTENDRE LIMITE PRIER AU TELEPHONE QUAND ELLE A AU BOUT DU FIL SON PRETRE OU DES BONNES SOEURS.
CA FAIT DU BIEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ya des jours comme ca, où je ne supporte pas. D'autres où ca va mieux, je prend du recul. Mais entre elle (collègue A), qui est dans mon bureau et qui fout rien, et une autre collègue (C) qui est super speed et à fond dans le boulot (elles sont à l'opposé d'une de l'autre), je vais péter un cable.
Yen a une autre (D), très gentille aussi (ca n'empêche pas), qui est collante comme tout, qui nous appelle, une collègue et moi, "mes filles", elle nous pose mille et une fois la même question dans la semaine concernant ses pb informatique (mettre une photo sur une clé, écrire un mail....). On a beau lui expliquer en faisant des impression d'écran en mettant des 1°, 2°, le lendemain elle revient nous voir: "j'y ai passé la soirée j'ai pas réussi." Faut dire qu'elle n'a plus toute sa tête (si jamais elle l'a eue un jour). Elle a des problèmes la pauvre avec sa maladie tout ca... Je crois que déjà à la base elle est pas futfut alors ca n'arrange rien. Et je crois que c'est pire que l'année dernière. On ne comprend plus rien à ce qu'elle raconte. Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Elle acquiesce alors qu'elle sait pas de quoi on parle.
Ce matin, j'étais au calme, quand apparait ma collègue au seuil de la porte... A peine un bout de pied entré, son téléphone sonne. Elle décroche et bavarde pendant une demi heure, c'était bien évidemment une conversation privée. Et là, ca m'a mis en colère. Elle l'a senti, mais ne s'est pas senti visée. Elle m'a juste dit: "t'es pas d'humeur aujourd'hui, ma pauvre". un truc du genre.
Le chef arrive dans le bureau, elle est re- au téléphone personnel, il est là devant elle, il attend.... elle dit au bout d'un moment: "vous voulez me voir ?", il dit oui. Elle dit à l'autre "attend, ne quitte pas". Et enfin, le chef peut lui dire ce qu'il avait à lui dire. Dingue.
Mon autre collègue (B) arrive dans le bureau, on s'explique des choses, et je l'ai vu faire la grimace tellement ma collègue A gueule au téléphone. Elle a une voix qui porte et en plus une voix déraillé (elle a eu des problèmes". Et franchement ca fait mal aux oreilles. Et en plus de ca, on ne s'entend plus réfléchir...
Je me demande ce que je fous là.
12h02: Ha j'oubliais!! Il est MIDI, donc c'est l'heure de... la radio! Et oui midi pile, elle met la radio. Et pas doucement. Et ca dure pas 10 minutes mais 2 heures. Pour de vrai.
12h08: Election présidentielle dans mon bureau
Collègue D arrive, son manteau sur les épaules, pour la 3e fois en 15 minutes, pour aller manger.
- alors qui c'est qui gagne?
(collègue A): ca vient tout juste de commencer (genre t'es bête ou quoi)
- et t'es pour qui ?
- Obama évidemment.
- Ha! "évidemment", et pourquoi, dis-moi pourquoi "évidemment", tiens
- ba, pas parce qu'il est noir mais je pense que...
- Non mais c'est un gamin. Il faut quelqu'un de plus expérimenté
- mais non...
- pourquoi pas McCan, McQuin... enfin... l'autre. Au moins...
Dommage, elle est partie faire le tour des bureaux.
Suite dans un prochain épisode ?
Oui je sais, en entendant je bosse pas non plus, mais comme je le disais, là c'est impossible. et j'en ai tellement ras-le-bol, que pour une fois, j'ia bien le droit. et en plus c'est la pause dej.
06 juin 2008
Ambiance tendue
Cette semaine, je l'ai sentie passée. Je commence vraiment à me poser des questions sur mon boulot. A cause du terrain. On est "correspondants" avec les gestionnaires de paie au terrain. On contrôle pour éviter le plus d'erreurs possible avant que la paie passe et avant de tout communiquer à la paierie, qui après nous tapent sur les doigts si ca va pas. On fait donc tampon entre ces 2 entités.... Et c'est pas une place agréable. Pour les uns, on comprend rien car au central on ne se rend pas compte des difficultés qu'il y a sur le terrain, et pour les autres: les sous c'est pas de la rigolade, non c'est non.
mais ca, les premiers ne le comprennent pas toujours. Les directives se durcissent, on devient de plus en plus exigeant envers eux (tout simplement parce qu'on le devient envers nous), et ils ne supportent pas ca. Ils ne supportent pas le changement.
C'est pas la première fois qu'on m'envoie balader. Souvent j'écris des mails, parce qu'au téléphone c'est pas forcément toujours le moment. et puis comme ca, ca laisse une trace. j'ai déjà eu des réponses écrites du genre "ca se voit que vous n'êtes pas sur le terrain", ou "c'est encore une nouveauté ca!",... hier il n'y avait pas grand chose à dire alors plutôt que le mail j'ai préféré le téléphone. A peine je dis que c'est moi, que j'ai compris que c'était pas le moment:
- bonjour! c'est Sireli!
- oui.
- j'appelle pour la paie
- oui, ba tu m'envoies un mail sous couvert de mon responsable, hein. (d'un air très hautain)
- ha eu... oui...
- au revoir Sireli.
alors que 2 jours avant je l'avais eu au téléphone, tout allait bien. enfin, en tout cas en apparence. mais ca a dû cogiter depuis.
ca m'a mis dans tous mes états. Au départ, j'étais sur les nerfs. et puis j'en ai finalement chialé. c'est très con, je devrais prendre beaucoup plus de recul. Mais ca me tue le manque de respect comme ca. Si je la dérange, qu'elle me le dise tranquillement. Si elle a un truc à me dire, un truc à me reprocher qu'elle me le dise aussi.
En fait, depuis une semaine, on doit pour toutes correspondances par mail aux gestionnaires, faire copie aux responsables (le mien et les leurs). Elle a pas dû le digérer. Mais bon la tension ne vient pas que de là. c'est vraiment le contrôle devenu beaucoup plus pointu qu'avant qui les met hors d'eux.
Aujourd'hui pareil. Par mail, je dis qu'il y a une erreur sur un truc, en plus c'était important parce que la paie tourne ce soir. Les réponses étaient très sèches.
ca se voit depuis un certain temps, ils sont crispés sur les sites. Et le pire c'est que bientôt il y a une réunion qui va regrouper tout ce beau monde pendant une journée entière. je crois qu'on va s'en prendre plein la tête. mais après tout, les ordres sont les ordres. Le fric ca se gère, et bien. Histoire de budget, on peut pas payer tout et n'importe quoi. S'il y a des erreurs et qu'il y a une inspection, on est tous dans la mouise, j'ai l'impression qu'ils nous prennent pour des rivaux plutôt que pour des soutiens. mais heureusement qu'on est là, parce qu'il y en a des conneries!
ces jours-ci il y a une collègue d'un site territorial qui vient faire une petite formation dans notre service, parce qu'elle sent bien que sa prédécesseuse ne lui a pas transmis tout ce qu'elle devait savoir. Et bien elle se rend compte que c'est pas si simple. On se pose mille questions pour comprendre leur paie alors que ca devrait être clair.
Et puis, c'est vraiment pas la partie de mon boulot que j'affectionne le plus..... alors me prendre la tête, et pas me sentir bien à cause de ca, à cause de ces CONS, pour un truc qui me gonfle, franchement... c'est triste.
01 mai 2008
Titularisée!
Je me demandais quand ca allait venir. Février 2007 - février 2008: un an que j'ai été nommée après le concours (un an déjà...), j'étais donc "stagiaire".
J'ai reçu mon arrêté de titularisation!
ca y est, je suis une vraie fonctionnaire. Hanlala! Moi qui, petite, me disais tout mais pas ca!
Et ca s'est pas fait tout seul hein. Entrer dans la FPT n'est pas si simple, déjà parce qu'il faut chercher son poste soi-même, alors que t'as eu le concours, bon, mais parce qu'il y a une formation et des stages à faire. Et quand tu viens d'arriver sur un poste, je trouve pas ca très intéressant de devoir s'absenter tout le temps. Mais c'est comme ca. J'ai fait un stage notamment qui m'a beaucoup marqué, dans un foyer de l'enfance.
Et c'est pas fini car ca, c'était la (FAT) formation avant titularisation, mais maintenant pendant 2 ans, il y a la FAE (formation d'adaptation à l'emploi) avec encore plus de stages à faire... ouaiiiiiiiiis... j'arrive pas à comprendre l'intérêt de cette formation.
Sinon, l'ambiance est tendue en ce moment au boulot. Pas trop entre collègues, mais par rapport à a façon de travailler. Comme 2 collègues sont arrivées il y a quelques mois, et qu'elles ont chacun beaucoup d'expérience (mais non ca veut pas dire qu'elles sont vieilles!), forcément elles ont des habitudes de travail, avaient acquis une certaine autonomie. Et là, plus rien. Une pense déjà à partir si ca ne s'améliore pas. On la court-circuite selon ses mots, et j'ai pu le vérifier aussi. L'autre a eu beaucoup de mal à avoir un bureau à elle, avec un ordi et un poste de téléphone...
Moi qui n'ai pas d'expérience, qui n'ai pas de quoi comparer les méthode de travail, l'organisation et le fonctionnement du service, et les compétences du chef, je ne voyais pas ca comme ca. mais en parlant avec elles, je m'aperçois qu'il n'est pas si génial que ca. Je passe les détails mais ca me fait poser des questions.
Et puis, ce poste, ne me plait pas entièrement. Il y a des choses dont je me passerais bien. C'est sûr que ca peut pas être à 100 % satisfaisant, c'est pas du sur-mesure, mais comme ce que je n'aime pas c'est le coeur de la mission du service, ca craint un peu. par contre en ce qui concerne mes fonctions propres (puisqu'on a chacun un champs de compétences), ca ca va. Enfin, je vais pas changer maintenant, mais j'ai toujours en tête l'adoption. Il faut des opportunités. Et puis tout le monde dit qu'il faut passer les concours jeunes, notamment pour moi celui d'attaché. mais pour l'instant je ne me sens pas capable du tout d'encadrer une équipe. J'espère que ca viendra.
Aller ce soir, épisodes d'Ally McBeal, je vais y arriver à terminer ce coffret! (j'en suis qu'à la 2e saison mais bref...). Vu que Môsieur découche (pauvre femme que je suis), faut bien que je me console comme je peux. Snouf!
++
14 mars 2008
Donnez-moi un compas
là je commence à sentir la fatigue. Surtout la fatigue morale…. Ma collègue de bureau (oui encore elle) me gave, me casse les pieds pour parler poliment. c'est elle qui est tout le temps pendue au téléphone à hurler dans le combiné. qui n’arrête pas de bouffer en faisant du bruit. qui pionce (ca encore, ca fait du calme). qui se cure les oreilles, et qui rote.
Elle ne sait pas se servir de l’ordi.
Et aujourd’hui c’est ce dernier point qui m’a fortement agacé.
Qu’elle ne sache pas, soit, on va dire que c’est une question de génération, il
y en a d’autres. Mais ELLE, elle n’essaye pas de comprendre. Elle ne veut pas
comprendre. Elle dit : « je ne sais pas ! » « je veux
bien faire, mais ca va me prendre 10 jours !, je ferais rien d’autre, je
laisse tout tomber le reste !! »
Moi de mon côté, je tente de lui montrer. Mais aujourd’hui
elle m’a fait sa crise. Et elle ose dire : « moi j’ai une
qualité : je ne suis pas orgueilleuse, si je sais pas, je le dis »
Ha non mais là c’est trop fort ! je lui ai dit : «c’est facile de pas l’être, ca t’évite de faire les choses ». je sais
pas : ok elle sait pas, on va pas lui donner ca à faire.
Là elle doit taper un texte (pour un autre collègue qui
aurait vraiment besoin d’une secrétaire) avec sur le côté droit 2 colonnes. Et
ca lui a posé un gros problème, sans même avoir essayé. Je lui explique, elle
dit : «non je veux pas qu’on m’explique, tu viens ici et tu le fais, je
regarde, mais sinon je peux pas. »
Olalalala !! je vais piquer une crise. J’ai pas bougé
de ma place. Je lui ai dit que c’est pas comme ca qu’on apprenait. Finalement
je me suis déplacé mais juste pour lui montrer sur l’écran (je ne manipulais
pas la souris). et elle a commencé à s’énerver parce qu’elle comprenait rien.
Elle lâche la souris d’un geste brusque, genre « rien à foutre, j’en ai
marre ».
Je me suis rassise, en lui disant : «ok là je m’en fous,
j’arrête, t’écoute rien.
Une autre collègue, qui elle non plus n’y comprend rien,
mais qui contrairement à la première, essaye toujours d’apprendre, qui note les
choses quand on lui dit « c’est comme ca qu’il faut faire », a été
témoin de la scène. La pauvre a voulu le faire à la place de l’autre. Elle se
fait tellement ch… dans son service (elle est secrétaire mais depuis un an,
avec le nouveau chef, on lui a tout retiré, elle a plus rien à faire) qu’elle a
voulu prendre ce texte à taper elle-même. Finalement elle a eu peur qu’on le
lui reproche (elle est pas du service, elle a pas à faire le boulot des autres),
donc elle lui a redonné.
Mais c’est fou la différence ! une qui serait prête à tout pour bosser, et l’autre pour se débarrasser de la moindre tâche. Elle se complète bien mais ce n’est pas comme ca que ca marche. Mais c’est vrai qu’il y a des choses, on est tenté, tellement c’est simple, de le faire à sa place. Ca agace tellement de voir l’autre ne pas y arriver alors qu’en 5 minutes ca serait fait. Mais on évite sinon on est pris au piège.
Et surtout elle ne fait pas les choses, qui quand il y a un
impact sur le service entier, là ca pose problème. Elle doit répondre aux
candidatures, mais elle ne regarde jamais la boîte mail dédiés à ca, voir si
aurait pas reçu une demande.
Bref donc, le chef est entré dans le bureau. Il a vu qu’on
était un peu « en froid ». il lui a fait son tableau…. Si le chef
commence lui-même a cédé, c’est du beau. Et en partant il a dit : mais je
veux voir votre inscription à la formation. « - hein ?? héhéhéhé
» « ha, mais je rigole pas, le catalogue de formation est dans le bureau
de bidule »
Ha quand même. Non parce que Madame ne sait pas faire, mais
quand on lui parle de formation, elle dit « ho non j’ai passé l’âge pour
ces conneries ».
Et là elle radote (tout en tapant) : « je ne suis
pas secrétaire de formation, c’est pas mon truc, j’ai beau expliquer aux gens,
je m’en fous »
Ras-le-bol. Et c’est de plus en plus souvent qu’elle me prend le chou. Des fois elle me parle pendant une heure, en monologue. Hier, je suis rentrée de manger, elle, elle avait même pas commencé son repas (elle mange au bureau), elle met la radio à fond, mais moi ma pause déjeuner était finie. Mais elle s’en fout. A un moment elle a baissé quand même mais bon….
Vivement 15 h, qu’elle se barre. Vive l’administration…
et puis c'est fou comme les gens de cette génération ne comprend rien à l'ordi. c'est juste de la logique. je suis pas née avec l'ordi non plus, personne ne m'a appris comment fallait faire pour créer un tableau ou je ne sais quoi, mais ca tombe sous le sens. ya une icone "tableau" ba tu cliques dessus. enfin, je sais pas, mais j'ai l'impression d'être avec des illétrées.
et puis en fait, je sais même pas si c'est une question de génération, mon père se débrouille. c'est pas un as, mais la base quand même, il sait faire. ils savent peut-être pas comme ca, comme une évidence, mais c'est une question de volonté et de curiosité.
ca y est midi pile, c'est l'heure de mettre la radio (jusqu'à 14h30)...............
08 janvier 2008
Trop c'est trop
dès qu'elle est là, je n'arrive plus à me concentrer. j'en ai déjà
parler de ma collègue, mais là j'en peux plus.
ca fait maintenant un an (- 25 jours) que je suis là, et j'en peux
déjà plus.
toute la journée elle a râlé parce qu'elle veut pas faire ca ou ci. et ca y va les "ca me fait chier!", "je sais pas faire", "ca sert à rien", "vous m'avez pas vu qd je pète un cable, vous allez voir", etc etc.
on ne peut RIEN lui dire de faire, elle refuse tout. elle a une réaction de rejet parce que je pense que ca la panique de devoir changer ses habitudes ou ses méthodes (enfin, en a t-elle vraiment?). Elle le dit elle-même, c'est pas à presque 60 ans qu'elle va se mettre à apprendre des choses.... Le service est en train de se réorganiser, c'est déroutant pour tout le monde, parce qu'on remet tout en cause, que ce soit au niveau des tâches de travail, ou de l'organisation pure comme le courrier, le classement. et elle, elle peut pas. enfin elle fait pas d'effort pour.
Quand elle m'a crié cet aprèm "ca me fait chier", je lui ai dit sur le même ton: "mais tout te fait chier! depuis ce matin tu râles". évidemment, pour elle ce n'était pas vrai. En attendant, j'ai pas pu faire la moitié de ce que je voulais aujourd'hui, impossible de me concentrer. elle parle toute seule, et fort, elle m'engueule presque (elle en veut pas à moi mais comme je suis dans le bureau je prend toutes ces humeurs dans la tronche).
c'est fou comme on peut être différent les uns des autres. quand je pense que j'ai une autre collègue d'un autre service qui elle ne demande qu'à bosser mais on lui donne rien (on lui a tout retirer avec l'arrivée d'une autre personne), quand je pense à encore une autre qui n'y connait rien en informatique à tel point qu'elle ne sait pas créer un dossier, mettre en page un texte ou enregistrer un doc mais qui ne demande qu'à comprendre (et d'ailleurs je suis sa prof perso)....
pfff et l'autre là, qui est rédacteur et qui fout que dalle.
Comble: elle m'a sorti: "moi je veux bien faire les choses, mais ce que je sais. si je sais pas je fais pas, je vais pas me casser la tête. je demande pas à avoir un fauteuil pour dormir, non, mais je peux pas tout faire c'est tout". elle qui pique des siestes en pleine après-midi...
et en plus, elle est pied-nus... et ca pue!
Bon parlons d'autres choses.
18 octobre 2007
J'ai testé le service médical
Je sentais bien que quelque chose n'allait pas, mardi matin. je suis allée au boulot, au ralenti, plus le temps passait, moins ca allait: frissons, mal de tête, courbatures etc. j'ai quasiment rien mangé le midi. En revenant de la cantine, poussée par une collègue, je vais au service médical. c'est bien la première fois que ca m'arrive. Non, la 2e: au lycée, je suis allée à l'"infirmerie", celle qui n'a pas le droit de donner des cachets... que du sucre (ouais!).
J'ai donc testé le service médical de mon boulot. A ma grande surprise, quand j'ai annoncé que j'avais mal au crâne, on m'a mis dans une salle, on m'a allongé sur un siège, avec une grosse couverture. Elle me prend la température sur le front: j'avais 38° de fièvre. on me donne 2 doliprane, et on me dit: reposez-vous, je reviens dans un quart d'heure-20 minutes.
.... je suis toute seule dans cette salle, et je dois me reposer. Comme ca, alors que je devrais être dans mon bureau à bosser. bon 20 minutes, je veux bien. c'est pas très grave: pendant que d'autres boivent leur café, moi je m'allonge.
20 minutes plus tard (quoique, j'avais pas l'heure, si ca se trouve c'était plus), l'infirmière revient, me demande si j'ai toujours mal à la tête. la réponse est oui. elle me dit: bon on va attendre encore un quart d'heure et j'en parle au médecin. avant, elle me reprend la température: 39°... va comprendre.
Un quart d'heure plus tard, le médecin arrive. il m'examine comme tout médecin. verdict: "ca fait très viral, très grippal". oups... il s'en va, me laissant là. je fais quoi? je dors encore? je vais m'y habituer, ca va pas aller!
Encore plus tard, l'infirmière revient, et comme ca faisait une heure que j'avais pris les doliprane, maintenant elle peut me donner de l'aspirine, bien plus efficace. mais forcément, pour que ca fasse effet, il faut un quart d'heure de repos. C'est reparti. Comme il était bien 14h passé, ca commençait à bouger dans le service. Les gens allaient et venaient, j'arrivais pas à me reposer. et je m'inquiétais de l'heure, faut pas abuser quand même.
A 14h30, elle revient, toujours 39°. elle me dit: bon ba vous rentrez chez vous, vous pouvez pas travailler avec 39.
Le temps que je rejoigne mon bureau, en croisant des collègues et leur donnant les nouvelles, il était 15h. Sur mon bureau, je vois un tas de parapheurs, avec des corrections à faire. je vais voir mes collègues qui me disent direct: "tu peux partir!". C'est mon responsable qui avait donné l'autorisation pour que je rentre chez moi. mais avant, il fallait que je leur explique où j'en étais dans les dossiers en cours, que je fasse les corrections demandées, et que j'appelle mon médecin pour qu'il me prenne d'urgence..... c'est-à-dire à 21h30...... il prend que sur rendez-vous, alors pour des cas imprévus comme ca, il case entre 2 patients.
il est 16h, quand je sors du boulot. le tout est d'avoir assez de courage pour ressortir à 20h45 pour avoir le bus de 21h04, et arriver chez le médecin à 21h20 (on sait jamais, peut-être qu'il me fera passer 10 minutes pus tôt). Je m'endors presque dans la salle d'attente. Et je passe enfin à 22h.
verdict: "ca fait très viral, très grippal". ca m'a fait marrer, parce que les deux médecins ont eu exactement la même expression. mais le mien a précisé: il n'y a pas encore eu de cas de grippe. (serais-je la première??). Alors pas d'antibiotique (pas d'antibiotique? alors t'es pas malade), de l'aspirine, et du repos pendant 3 jours.
Et là, on me dira: bien joué! 3 jours d'arrêt maladie, en plein pendant la grève.
Oui effectivement, ca tombe bien, on va dire. d'ailleurs j'en faisais une maladie de cette grève. je n'aurais pas pu aller au boulot (ni en transports, ni en voiture, ni à vélo, ni à pieds). et je me disais: ok je peux prendre un RTT mais si ca dure plusieurs jours, je suis dans la mouise. comme beaucoup. enfin yen a aussi beaucoup qui peuvent toujours s'arranger pour y aller en voiture ou à pieds.. je trouve ca vraiment dégueulasse d'empêcher les gens d'aller bosser. Si on n'a plus de congés à prendre, on fait quoi? et bien on va pas au boulot, et on est considéré comme gréviste, et on nous pompe sur notre salaire, alors qu'on n'a rien demandé. mais bon, c'est ca la France. La grève d'ailleurs a commencé mercredi à 18h: un conducteur de bus a laissé monter tout le monde. Et au lieu de démarrer il fait descendre tout le monde. Et là t'as vraiment l'impression d'être pris pour un gros con. et il dit fièrement "parce que c'est la grève". il dit de monter dans le prochain bus.... qui tarde. et devinez qui il y a dans le bus? des contrôleurs. Et oui, ils ne manquent pas d'humour. Ils sont à baffer. (le droit de grève est un droit à valeur cosntitutionnelle blababla)
Alors oui, je suis mieux dans mon lit à transpirer, et je compatis.
